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58% des sites institutionnels intègrent le bilinguisme

La question du bilinguisme (français et anglais) est au cœur du débat public au Cameroun. Il s’agit plus que jamais d’un enjeu majeur pour la stabilité sociale du pays.

Sur les 10 régions que compte le Cameroun, 2 régions sont d’expression anglaise. Cette minorité anglophone, dans une logique d’intégration nationale et de vivre ensemble, se dit être «marginalisée». L’une des revendications des populations d’expression anglaise est l’absence de traduction des documents officiels en langue anglaise. En tant que support de communication et vitrine des administrations à travers le monde, les sites web institutionnels devraient répondre à cette exigence.

Le rapport d’étude portant sur l’indice de perception de la communication digitale (Ipcd) des institutions et personnalités publiques camerounaises prend en compte cet indicateur pour évaluer la «composante site web». Il s’agit d’un critère primordial pour juger la qualité des sites internet des institutions et administrations publiques. Ce critère est d’autant plus important qu’il permet de voir dans quelle mesure les institutions et administrations publiques prennent en compte le caractère bilingue de l’État du Cameroun dans leur stratégie de communication digitale.

En l’état actuel (évaluation sur l’année 2019), bien qu’au-dessus de la moyenne, seulement 58% des sites institutionnels évalués intègrent le bilinguisme dans leur site web. Il est important de préciser que, dans certains cas, ce «bilinguisme» n’est pas opérationnel à 100%. C’est-à-dire que certains sites internet ne traduisent pas de façon systématique leur contenu dans les deux langues.

Au regard des enjeux politiques autour de la question du bilinguisme, ce taux (58/100) n’est pas rassurant. Il est impératif de corriger ces insuffisances afin de garantir les mêmes chances et droits d’accès à l’information à toutes les couches sociales de la nation. Le cabinet Knowledge Consulting, continuera à mettre à la disposition des gouvernants les outils d’aide à la décision, dans l’optique d’améliorer les politiques publiques (institutions fortes le cas échéant) garant d’un développement inclusif.

Publié en premier sur : https://journalintegration.com

Benjamin Ombe (auteur du rapport)

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