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Communication digitale du gouvernement : des efforts considérables encore à fournir

Benjamin OMBE, directeur exécutif de Knowledge Consulting, commente le rapport d’étude 2020. 

En 2019 on enregistre une note globale des institutions située à 41,59 contre 38,17 en 2018. C’est une hausse mais on reste toujours en deça de la moyenne (50/100). Quel est votre commentaire ?

L’indice de perception de la communication digitale (IPCD) des institutions a connu une croissance positive de 3.93% entre 2018 et 2019. Cela démontre que les administrations publiques prennent déjà progressivement conscience de l’importance de communiquer via les canaux digitaux (site web et réseaux). Toutefois, des efforts considérables sont encore à fournir. Il est difficilement compréhensible qu’à la troisième décennie du 21ème siècle, sur les 100 administrations publiques évaluées, près de 25% ne disposent pas d’un site internet pour ne prendre que ce critère.

Qui constitue la cible de ce travail et quel en est le but ?

Les administrations et personnalités évaluées constituent le cœur de cible de cette étude. Plus globalement, il s’agit d’un outil d’aide à la décision et d’un plaidoyer à destination des décideurs, des institutions et des entreprises dans le but de démocratiser l’accès à l’information à travers les canaux digitaux de communication.

On se rend compte que le président de la République n’a pas été compté parmi les personnalités ciblées en 2019 ; contrairement à 2018. Pourquoi ?

Nous devons reconnaître que le classement du Président de la République dans l’édition précédente présentait un vice de forme sur l’échelle hiérarchique de l’administration même si le but visé était de stimuler les personnalités évaluées en présentant la stratégie de communication digitale du Président comme un exemple à suivre. Dans cette édition, nous avons donc rectifié le tir en ne classant que les personnalités se situant sur le même niveau hiérarchique (ministres à la tête d’un portefeuille ministériel).

Comment comprendre la note du ministre de la Santé publique, Malachie Manaouda (21,87) ; loin derrière quelqu’un comme Issa Tchiroma Bakary, ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle (65,62). Pourtant le premier est, je dirais, plus présent sur Twitter ?

Cette question nous permet de clarifier la compréhension des moyennes attribuées. L’évaluation des personnalités est basée sur une composante (Personnal Branding) et 08 Indicateurs Objectivement Mesurable (IOM). A ce titre, pour comprendre la moyenne et le classement d’une personnalité (même pour les institutions), il est important de prendre en compte la note de chaque indicateur contenu dans la « fiche profil » en annexe du rapport. Pour les deux cas évoqués, bien que présent et très actif sur Twitter, la moyenne du ministre de la santé publique est plombée par les indicateurs tels que : site web personnel (00/100), page ou profil Facebook (00/100), page wikipedia (00/100), certification des comptes (00/100)…et ceci n’est valable que pour l’année 2019. Des indicateurs sur lesquels le ministre Issa Tchiroma enregistre la totalité des points (sauf site web personnel). Chacune des entités évaluées devrait se baser sur sa fiche profil pour mieux apprécier sa moyenne et son rang afin d’identifier sur quel segment agir pour appliquer les réformes.

Interview parue dans le quotidien Mutations, édition du 26/05/2020

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