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Gouvernance et réseaux sociaux : Paul Biya la preuve par l’exemple

Par Léger Ntiga[1]

A un mois de la Fête nationale, le 20 mai 2019, le président de la République Paul Biya a initié une communication des plus offensives par le biais des réseaux sociaux. A la lecture, cette communication qualifiée de virale par certains, arrive au moment où le pays est malmené dans son image et certains de ses fondements à cause de certains attentismes. Alors qu’il s’apprête comme tous les ans à célébrer son unité. Paul Biya pense ainsi que l’unité du Cameroun doit se consolider au moyen du processus de démocratisation dont il appelle de tous ses voeux, l’accélération, depuis des mois. «La démocratisation ne doit pas engendrer la haine, la démagogie, les déchirements qui corrompent et perturbent le climat social. La démocratie, c’est l’esprit critique, et non la critique pour la critique», écrit Paul Biya sur sa page Facebook. Le président de la République, prend de l’avance sur ses nombreux collaborateurs souvent sans adresse électronique, compte Tweeter ou Facebook, pour adresser des messages aussi bien à ses concitoyens et aux différents partenaires internationaux du Cameroun, pas souvent au fait des réalités du pays qui est traversé par différents courants de pensée, de sensibilités et de défis. C’est ainsi que dimanche, 28 avril 2019, Paul Biya a une fois de plus, présenté les enjeux de la démocratisation. Affirmant que l’adversité en politique doit servir d’émulation et non de motif d’affrontements. «Camerounaises, Camerounais, l’avènement de la démocratie ne saurait être un prétexte pour les règlements de comptes, les diffamations, les colportages de fausses informations, les dénigrements de toutes sortes», écrit le chef de l’Etat. La veille samedi, 27 avril 2019, le président de la République a demandé aux Camerounais de se détourner de la vie facile qui pousse à l’enrichissement illicite et sans cause et à la vénalité. «Camerounaises, Camerounais, ne cédez pas à la facilité. Ne trichez pas. Sachez donner le bon exemple». A déclaré Paul Biya sur sa page Facebook officielle. Lui qui invite ses compatriotes à travailler sans relâche pour la marche du Cameroun vers une société plus démocratique et prospère dans toute sa diversité.

Cette activité débordante du président de la République sur les principales plateformes, est l’illustration qu’il est dans l’espace public national, le Camerounais le plus présent parmi ceux qui occupent la scène, ainsi que le révèle une étude récemment réalisée par le cabinet Knowledge Consulting.

«Le Cameroun a particulièrement besoin d’une vraie unité nationale, il ne doit pas être victime du tribalisme, du népotisme, du laisser-aller ou de la corruption. Nous devons tous lutter efficacement contre ces fléaux qui minent facilement toute une nation». Ces appels qui semblent prendre de cours les diplomates camerounais parfaitement largués dans les initiatives et les actions proactives à prendre dans l’optique d’informer en temps réel à l’international, à propos des différents fronts sur lesquels d’exercent la défense de l’intégrité du pays. Raison pour laquelle, comme pour les sortir de leur sommeil, une fois de plus, sur sa page Facebook et son compte Twitter, le jeudi 25 avril 2019, le chef de l’Etat a réaffirmé le grand destin qui attend le Cameroun qu’il connaît mieux que quiconque. «Je ne cesse de dire ma conviction qu’un grand destin attend le Cameroun…Aussi exhorte-t-il ses compatriotes à revenir aux fondamentaux qu’il rappelle sous forme de trois interrogations: «Pourquoi sommes-nous Camerounais? Qu’est-ce qui nous rend fiers de l’être? Quel Cameroun voulons-nous pour nos enfants?» Un jour avant, mercredi, 24 avril 2019, le président Biya à travers ses comptes Tweeter et Facebook, a invité à la construction nationale: «Nous pouvons construire quelque chose de durable si nous unissons nos cœurs, nos esprits et nos bras. Mieux, nous pouvons construire un Cameroun fort et prospère, uni et dynamique». Un peu comme le mardi 23 avril. Ce jour-là en effet, le chef de l’exécutif camerounais a demandé aux Camerounais à «travailler avec acharnement et abnégation pour mériter toujours de la patrie et bâtir dans la paix, un Etat qui soit non pas une juxtaposition de groupes ethniques, religieux ou linguistiques, mais une véritable communauté nationale». Une suite logique de ce qu’il avait commencé le premier jour ouvrable de la semaine, le lundi 22 avril: « Nous n’avons qu’une patrie. Il est de notre devoir de la défendre et de la conduire, tous ensemble, sur les chemins de la grandeur et de la prospérité pour tous». Cette activité débordante du président de la République sur les principales plateformes, est l’illustration qu’il est dans l’espace public national, le Camerounais le plus présent parmi ceux qui occupent la scène, ainsi que le révèle une étude récemment réalisée par le cabinet Knowledge Consulting. Paul Biya engagé dans le chantier de la construction de la nation camerounaise, ne se contente plus pour ce faire, du discours classique. Il se veut offensif. Comme pour dire à ses contradicteurs que «personne n’aime le Cameroun plus que l’autre». Il faut l’aimer et lui éviter les tourments dont les réminiscences renvoient à un passé pas si lointain.

Tribune publiée par Essingan N° 266 | du mercredi 23 octobre 2019

Le titre a été adapté

[1] Journaliste. Rédacteur en Chef du journal ESSINGAN

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